Le Christian Social Art Quarterly (n° de printemps 1939) publie une conférence de M. Graham Carey sur « l’art catholique et les principes catholiques » ; l’auteur y dénonce le fait que, à l’époque actuelle, les catholiques, dans leur ensemble, acceptent les notions qui ont cours dans le monde non-catholique au milieu duquel ils vivent, par exemple la conception suivant laquelle l’art a pour fin principale le plaisir, ou celle suivant laquelle il est essentiellement affaire d’imitation ou de copie ; il montre que, « selon la vue traditionnelle et catholique de l’art, celui-ci n’est pas une fuite hors de la réalité, mais une glorification de la réalité » ; et il affirme nettement que « avant l’époque de la Réforme et de la Renaissance, non seulement les Chrétiens, mais les habitants du monde entier, regardaient la vie humaine, avec tout ce qu’elle comporte, d’un point de vue sacré bien plutôt que profane », ce qui s’accorde entièrement avec tout ce que nous avons dit nous-même du caractère d’anomalie et de dégénérescence qui est inhérent au point de vue profane comme tel.